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Quand changer son régime et ses pratiques alimentaires devient un acte citoyen

Au cœur des préoccupations du développement durable, l’alimentation relève de préoccupations mutliscalaires, globales et soulève des enjeux sanitaires, sociaux mais également environnementaux et économiques.  L’alimentation a fait l’objet d’une étude réalisée par l’ADEME et ses partenaires et présentée au Salon de l’Agriculture en ce mois de mars 2019.

L’objectif : mettre en lumière son impact énergétique et carbone et identifier les leviers d’action destinés à anticiper les risques de déséquilibre systémique, sur la santé, le réchauffement climatique, la biodiversité,…

L’alimentation : quel impact sur l’environnement ?

Deux indicateurs principaux ont été évalués dans le cadre de l’étude :l’empreinte carbone et l’empreinte énergétique engendrée par l’alimentation.

  • Un quart de l’empreinte carbone des ménages en France provient de leur alimentation, soit 163 Millions de tonnes équivalent Co2 émis en 2012. De la production à la consommation, l’agriculture représente 67 % des émissions de l’alimentation, tandis que les transports trônent en 2ème place et sont responsables de 19% des émissions. Le méthane, principalement dû à l’élevage carné représente 29 % de ces émissions de gaz à effet de serre totales et 44 % des émissions liées à la production agricole. Le protoxyde d’azote, provenant principalement de la fabrication et de l’emploi d’engrais azotés représente quant à lui 34 % des émissions de la production agricole.

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Empreinte carbone de notre alimentation (ADEME)

  • Parallèlement, la consommation globale d’énergie dédiée à l’alimentation sur l’ensemble de la chaine de production jusqu’au domicile représente 23 % de l’énergie finale consommée par les ménages. Là encore, l’agriculture et les transports se placent comme les postes les plus consommateurs, avec respectivement 27 % et 31 % des consommations totales.

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Empreinte énergie de notre alimentation (ADEME)

Repenser et agir à son niveau sur le système alimentaire

Au regard des chiffres présentés, agir sur les postes de la production agricole et des transports est indispensable pour la réduction significative de l’impact de notre alimentation sur l’environnement.

D’après une simulation réalisée dans le cadre de l’étude, se tourner vers un régime alimentaire « flexitarien », en réduisant de moitié sa consommation carnée et de produit laitiers, en se tournant vers des produits de meilleure qualité et en augmentant sa consommation d’aliments végétaux participerait à la réduction de 50 % l’empreinte carbone du stade agricole.

Rapprocher les lieux de productions et les lieux de consommation, par la réduction du recours aux produits transformés, souvent constitués de denrées importées et la généralisation des circuits cours, notamment par le développement de l’agriculture urbaine, des réseaux d’AMAP, d’épiceries solidaires,… est un des leviers permettant de répondre à cette préoccupation.

Agir sur notre santé, soutenir les dynamiques associatives et économiques locales, requestionner notre lien avec la nature,…autant d’opportunités à valoriser par l’action sur nos modes de consommer et de s’alimenter.

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