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Construire en bois local – Comment passer à l’action ?

De l’ambition de départ (construire en bois local) à la réalisation, le chemin est souvent long et semé d’embuches. Il demande un fort investissement et une constance de la part du porteur du projet et de tous les acteurs qui travaillent pour lui.

 Si la volonté initiale de la maitrise d’ouvrage est de construire en bois local, plusieurs questions se posent dès le départ : cela va-t-il couter plus cher, comment imposer le bois dans un marché public, comment garantir son origine locale… ? Raisonnons étapes par étapes :

 1 / La pré-programmation

Il est important d’être informé et de solliciter au maximum les acteurs locaux pour connaitre les possibilités qu’offre le bois et les compétences des filières locales : le CNDB (Comité National pour le Développement du Bois), les CAUE (Conseil d’Architecture d’Urbanisme et de l’Environnement), les Associations Régionales des Communes Forestières, les fédérations interprofessionnelles Bois (FIBRA en Rhône-Alpes par exemple) et les AMO spécialisés (Assistants à Maîtrise d’Ouvrage)…

 2 / La programmation

Les objectifs Développement Durable doivent apparaitre clairement dans le document de programmation du projet. Les demandes de matériaux biosourcés ou à faible impact carbone, de bois local peuvent et doivent être inscrites. Cela permet clairement à la maitrise d’ouvrage d’afficher ses ambitions et aux architectes intéressés de pouvoir identifier le système constructif bois dans la consultation.

 3 / Le choix de la maîtrise d’œuvre.

Lors de l’analyse des candidatures, il est essentiel d’inclure des critères de sélection liés aux compétences bois de l’ensemble de l’équipe de maîtrise d’œuvre (y compris économiste, bureaux d’études structure, bureaux d’études fluides…) et de vérifier leurs références. Avoir une équipe spécialisée en structure bois et un architecte porteur d’ambitions environnementales dans ses projets est primordial pour maintenir les objectifs initiaux. Une fois, la maitrise d’œuvre choisie, c’est à elle de traduire et décliner les objectifs : conception, choix des entreprises, suivi de chantier …

 4 / La conception.

La conception doit être adaptée au contexte local : ressources disponibles, compétences des entreprises, … En effet, certaines essences de bois ou certains systèmes constructifs privilégieront les circuits locaux. Exemple : une conception en bois massif et non en lamellé-collé dont environ 80% sont issus de bois importés.

 5/ La consultation et la sélection des entreprises.

De manière générale, il faut formuler des CCTP (Cahier des Clauses Techniques Particulières) précis, intégrant les particularités techniques et le vocabulaire du bois. A retenir :

  • Bois local – France ou Europe : demander des bois labellisées PEFC ou FSC accompagnés des termes « ou équivalent ».
  • Bois local – Régional ou d’un massif forestier particulier : en fonction de la localité du projet, une certification/label peut être demandée. Par exemple la certification « BOIS DES ALPESTM ou équivalent ». Développée dans les régions Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte-D’azur, cette certification a pour objectif de promouvoir la ressource issue du massif alpin français, de contribuer à valoriser les compétences de la filière bois locale, et de préserver l’emploi. La démarche garantit l’origine et la transformation locale des bois (traçabilité à 100 %), leur qualité, leurs caractéristiques techniques (bois éco-certifiés type PEFC, séchage garanti), et le respect des normes en vigueur. Autres exemples : Bois Qualité Savoie, Bois de Chartreuse, …
  • Bois local – Communal : La maitrise d’œuvre possède des bois et souhaite construire avec ses bois communaux ou le bois des communes voisines. En marché public, c’est aussi possible. Pour faire du 100% très local, deux démarches :
    • le maître d'ouvrage utilise son bois et en reste propriétaire
    • le maître d'ouvrage utilise son bois et le met à disposition lors des consultations des entreprises : Vente de bois aux entreprises sous forme de grumes.

Dans les deux cas, ces démarches prennent du temps supplémentaires pour les membres du projet et notamment la maitrise d’œuvre. Il faut en amont : identifier les bois et le volume nécessaire, marquer les arbres, scier, couper, sécher, … avant le travail du charpentier. D’où l’intérêt pour la maitrise d’ouvrage d’avoir un accompagnement par les acteurs locaux du territoire et d’être bien accompagné par sa maitrise d’œuvre.

Retrouver des exemples de construction bois

Ressources: Fiche outil FIBRA (Auvergne-Rhône-Alpes)



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