Actualités

Le Gouvernement vient de publier au Journal officiel, deux textes qui formalisent une importante réforme de l’évaluation environnementale des projets, plans et programmes. Vizea vous présente les principales évolutions.

Les deux textes auxquels se rapporte la présente note sont les suivants :

OBJECTIFS

Pour achever la transposition de la directive (modifiée en 2014) 2011/92/UE du Parlement européen et du Conseil du 13 décembre 2011, le Gouvernement a souhaité réduire le nombre des études d’impact à réaliser – principalement grâce au recours à la procédure d’examen cas par cas au lieu d’une évaluation systématique – mais exiger que celles qui sont produites soient plus complètes.

PRINCIPES DE LA REFORME

Elle entraine des bouleversements à 3 niveaux :

  • Au niveau du périmètre des projets concernés,
  • Au niveau de la procédure d'évaluation et de son articulation avec d'autres procédures,
  • Au niveau du contenu même des études d'impact qui doivent être produites.

Le nombre d'études devrait logiquement baisser, soit que les projets y échappent totalement, soit qu'ils relèvent d'une forme allégée d'évaluation environnementale (document d'incidence). En revanche, pour les projets qui y restent soumis, le contenu des études d'impact est renforcé.

DOUZE ELEMENTS
Si ce nombre ne change pas, le contenu et l'ordre des éléments exigés connaissent en revanche plusieurs modifications. L'étude d'impact doit désormais comporter les éléments suivants :

  1. un résumé non technique,
  2. une description du projet : localisation, caractéristiques physiques, principales caractéristiques de la phase opérationnelle, estimation des types et quantités de résidus et d'émissions, transport de substances radioactives le cas échéant,
  3. une description des aspects pertinents de l'état actuel de l'environnement et de leur évolution en cas de mise en œuvre du projet, dénommée "scénario de référence", et un aperçu de l'évolution probable de l'environnement en l'absence de mise en œuvre du projet,
  4. une description des facteurs susceptibles d'être affectés de manière notable par le projet : population, santé humaine, biodiversité, terres, sol, eau, air, climat, biens matériels, patrimoine culturel et paysage,
  5. une description des incidences notables que le projet est susceptible d'avoir sur l'environnement résultant de plusieurs éléments :
    • construction, existence et démolition du projet
    • utilisation des ressources naturelles
    • émission de polluants, bruit, vibration, lumière, chaleur, radiation, création de nuisances, élimination et valorisation des déchets
    • risques pour la santé humaine, le patrimoine culturel ou l'environnement
    • cumul des incidences avec d'autres projets existants ou approuvés
    • incidences du projet sur le climat et vulnérabilité du projet au changement climatique
    • technologies et substances utilisées,
  6. une description des incidences négatives notables du projet résultant de sa vulnérabilité à des risques d'accidents ou de catastrophes majeurs,
  7. une description des solutions de substitution raisonnables et une indication des principales raisons du choix effectué,
  8. les mesures pour éviter les effets négatifs notables du projet sur l'environnement ou la santé, réduire les effets n'ayant pu être évités, et compenser les effets qui n'ont pu être ni évités, ni suffisamment réduits,
  9. les modalités de suivi des mesures d'évitement, de réduction et de compensation (ERC) proposées,
  10. une description des méthodes de prévision ou des éléments probants utilisés pour identifier et évaluer les incidences notables sur l'environnement,
  11. les noms, qualités et qualifications des experts qui ont préparé l'étude d'impact,
  12. les éléments figurant dans l'étude de maîtrise des risques des installations nucléaires de base (INB) et de l'étude des dangers des installations (ICPE) requis dans l'étude d'impact.

ENTREE EN VIGUEUR

L’ordonnance n° 2016-1058 du 3 août 2016 s’appliquera (article 6) :

  • aux projets relevant d'un examen au cas par cas pour lesquels la demande d'examen au cas par cas est déposée à compter du 1er janvier 2017;
  • aux projets faisant l'objet d'une évaluation environnementale systématique pour lesquels la première demande d'autorisation est déposée à compter du 16 mai 2017. Pour les projets pour lesquels l'autorité compétente est le maître d'ouvrage, ces dispositions s'appliquent aux projets dont l'enquête publique est ouverte à compter du premier jour du sixième mois suivant la publication de la présente ordonnance ;
  • aux plans et programmes pour lesquels l'arrêté d'ouverture et d'organisation de l'enquête publique ou l'avis sur la mise à disposition du public est publié après le premier jour du mois suivant la publication de la présente ordonnance.

Le décret n°2016-1110 du 11 août 2016 est entré en vigueur le lendemain de sa publication au Journal officiel du 14 août 2016, à l'exception des dispositions du nouvel article R. 122-12 qu'il crée, applicables à compter du 1er janvier 2018. L’article R. 122-12 du code de l’environnement est relatif à la mise en ligne des études d’impact « dans l'application informatique mise gratuitement à leur disposition par l'Etat ».

Il existe toujours une annexe (au décret) permettant d'identifier les projets soumis à l'étude au cas par cas ou non. Un exemple ci-dessous sur les opérations d'aménagement.

Les ondes électromagnétiques entourent notre quotidien : scanner, GPS, téléphones portables, internet…. La population mais aussi les spécialistes s’interrogent de plus en plus sur l’impact de ces ondes sur notre santé. Le 25 janvier 2015, la France adoptait ainsi une loi sur l'encadrement de l'exposition aux ondes électromagnétiques, classées cancérigènes possibles par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Le Li-Fi (Light Fidelity) est de plus en plus évoqué comme une éventuelle alternative au Wi-Fi, mais qu’en est-il réellement ?

 La technologie

Le Li-Fi est une technologie française qui utilise la lumière comme moyen de transmission de données qui utilise le spectre visible des ondes électromagnétiques. Ce système permet de transformer une source lumineuse, issue d’une ampoule LED, en émetteur de données: lorsqu’on se place sous l’ampoule, on reçoit les informations transmises par la lumière.

La technologie est basée sur le même procédé que le morse : les informations sont transmises par le biais de plusieurs centaines de millions de clignotement par seconde, tout en restant invisible à l’œil nu. Cette méthode permet de transférer des données à très haut débit (jusqu'à 1 Gbit/s actuellement).

PureLiFi

Les premiers systèmes sont constitués d’un émetteur-récepteur infra-rouge branché à l’éclairage qui assure la modulation et reçoit le signal envoyé par le terminal connecté. A terme les LED intégreront le récepteur grâce à une puce. La connexion entre les LEDs et le serveur peut s’établir par une solution CPL (courant porteur en ligne) ou un câble réseau Ethernet.

Le terminal peut être un ordinateur, un smartphone ou une tablette qui doivent, eux aussi, être dotés d’un émetteur-récepteur. Celui-ci peut prendre la forme d’une clé USB équipée d’une photodiode ou encore utiliser la caméra du téléphone.

Aujourd’hui la distance maximale entre un luminaire LiFi et le récepteur est de 2,5m et pourrait atteindre jusqu'à 10 -15 m.

 

Les limites de la technologie

Le Li-Fi propose maintenant un signal bidirectionnel et haut débit ; ce qui donne accès à de nouvelles fonctionnalités. L’absence d’ondes électromagnétiques (dans le spectre radio) rend cette technologie très attractive dans des environnements sensibles au WIFI tels que les milieux hospitaliers, les centres médicaux, les écoles, certaines structures industrielles…

Le Li-Fi présente un autre avantage : il ne traverse pas les murs, l'information reste confinée dans l'espace lumineux. Il serait ainsi impossible de se faire pirater par ce biais.

Mais le dispositif présente quelques contraintes puisqu’il implique de rester dans le champ de la lumière, qui doit rester allumée en permanence et sans qu'aucun obstacle vienne perturber la transmission.

Les composants de la technologie Li-Fi sont aujourd’hui matures. Mais les récepteurs qui permettent de recueillir les informations Li-Fi ne sont pas encore disponibles sur les tablettes et smartphones. A ce jour, il n'existe donc aucun appareil compatible Li-Fi sur le marché pour les particuliers. Le développement de la technologie Li-Fi est cependant annoncé dès 2017 pour le tertiaire et dans 2 à 5 ans pour les particuliers.

Des projets pilotes qui se multiplient

Depuis mai 2015, Carrefour a installé, avec le concours de l’entreprise Philips, un système de Li-Fi dans un hypermarché de l’enseigne à Lille, l’un des plus grands d’Europe, pour se repérer dans le magasin et localiser facilement les produits en promotion.

Sogeprom, une filiale de la Société Générale, a installé un prototype de luminaire Li-Fi de chez Lucibel a été dans ses bureaux, à la Défense.

L’hôpital de Perpignan est le premier établissement de santé à en avoir testé le Li-Fi dans un service d’Urgences . Le réseau permet l’accès aux dossiers des patients.

L'éco-quartier Camille Claudel à Palaiseau compte ainsi utiliser le Li-Fi pour la mise en place d'un internet sécurisé via l'éclairage public mais également des services comme la géolocalisation à l'intérieur des bâtiments (maintien à domicile des personnes dépendantes).

Début juin, LesEnR a visité le site de son partenaire Topager (partenaire de notre démarche AVD1 ), spécialiste de la végétalisation urbaine, à Ivry-sur-Seine. Topager, qui se définit comme une « entreprise du paysage urbain comestible et sauvage » a pu nous faire partager ses dernières innovations et sa philosophie d’intervention. Echanges avec le président de Topager : Anthony Robard.

Alors que la ville de Paris vient d’approuver avec une large majorité la modification de son Plan Local d’Urbanisme le 4 juillet, la version modifiée intensifie les dispositifs en faveur de la ville végétale : augmentation de 10% des objectifs de végétalisation (en pleine terre, en façade, en toiture); possibilité d’un léger retrait d’alignement pour pouvoir enraciner les plantes grimpantes et enfin végétalisation des toitures plates de plus de 100 m².
S’y ajoutent deux dispositions destinées à favoriser l’agriculture urbaine : elle sera désormais comptabilisée dans les espaces verts et les serres et systèmes de production agricole seront autorisés sur les toits même s’ils dépassent le gabarit.
Une vraie dynamique volontariste de développement de la nature en ville est palpable depuis quelques années de la part des élus des communes françaises et des aménageurs. LesEnR a souhaité, à l’occasion de la visite organisée chez son partenaire TOPAGER, mettre cette dynamique en perspective avec les évolutions sur le terrain des entreprises et des experts de la végétalisation urbaine.

D’un projet de recherche à la création d’une entreprise

L’histoire de Topager débute dans le cadre du projet de recherche de ses fondateurs, Nicolas Bel, expert en agriculture urbaine, et Frédéric Madre, chercheur au Muséum National d’Histoire Naturelle qui décidèrent, en partenariat avec l’INRA et le MNHN, de créer un potager dédié à la recherche sur le toit de l’école d’agronomie AgroParisTech, au cœur de Paris. Le but : à partir de déchets locaux, mettre au point un substrat pour créer des toits potagers légers, durables et écologiques.
Avec un peu de temps, de recherche et d’intuition, le substrat est mis au point. De fil en aiguille, les projets et réalisations de potagers en toitures se multiplient à l’image du jardin potager sur l’Hôtel Pullman Tour Eiffel dont les récoltes sont servies au restaurant pour des plats locaux et ultra-frais ou encore le jardin thérapeutique sur le centre Robert Doisneau qui donne un accès au jardin aux résidents de l'EHPAD.

A gauche : le toit d’AgroParistech – Au milieu : le centre Robert Doisneau – A droite : le toit de l’hôtel Pullman - Source : Topager


Plus qu’une fonction nourricière

Comme le rapporte le récent rapport publié par le Centre pour un avenir vivable de l’université John Hopkins, il ne parait aujourd’hui pas envisageable de déployer l’agriculture urbaine comme modèle d’alimentation des populations. Par exemple, selon cette même étude, si on transformait tous les terrains vacants à New York en fermes urbaines, on pourrait nourrir entre 103.000 et 160.000 habitants, soit une toute petite proportion des 8,4 millions d’habitants.

Cependant, l’idée première de Topager n’est pas forcément de nourrir les villes mais de créer du lien, de permettre aux citadins de renouer le contact perdu avec la nature.

Anthony Robard s’appuie ainsi sur l’exemple de l’Hôtel Pullman tour Eiffel ou ont été installés 550 m² de jardins ornementaux et 650 m² de comestibles (potages et vergers) : « l’ensemble de la production, qui sert à alimenter la brasserie Frame située à l’entrée de l’hôtel, à un triple intérêt. Tout d’abord pour le restaurant qui s’approvisionne en produits de grande qualité, en évitant la chaine logistique classique, moins chers et en flux tendu, ce qui permet d’éviter les pertes. Ensuite pour le chef et ses cuisiniers qui trouvent ici une autre façon de travailler, de la terre à l’assiette, en s’impliquant dans des choix de produits raisonnés et liés aux saisons. Enfin, l’hôtel bénéficie des retombées du projet puisque les chambres qui donnent sur les potagers sont aujourd’hui louées pour un prix plus important. »

Toujours dans cette philosophie, Topager a souhaité élargir son champ d’action en proposant des solutions organisationnelles innovantes en lien avec les potagers urbains mais également en développant de nouvelles techniques vouées au développement de la nature en ville.

Visite du site expérimental

C’est notamment sur son site expérimental prêté par la ville de Paris, sur les toits d’une ancienne usine d’épuration des eaux à Ivry-sur-Seine, que Topager étudie de nouvelles solutions de cultures et de végétalisation. Par exemple, le système WildRoof, qui est basé sur le principe du développement spontané d’espèces sur un toit sauvage léger y est en cours d’expérimentation.

En effet, des nichoirs, perchoirs et structures d’accueil de la faune urbaine permettent de fertiliser naturellement ces toits qui sont végétalisés progressivement par les graines amenées par le vent (anémochorie) ou les oiseaux (ornithochorie). « L’intérêt d’un tel système est qu’il ne nécessite que très peu d’entretien, un ou deux jours trois fois par an, qu’il a un poids limité à 120 kg/m² maximum et un coût aux alentours de 30 euros du m², inférieur aux toitures végétalisées du marché » indique Anthony Robard.

Systèmes WildRoof – Source : LesEnR

 

A gauche : bac de culture protégés – Au centre à gauche : test de stockage de polluants – Au centre à droite : murs à interstices végétalisés – A droite : houblon grimpant – Source : LesEnR

Une philosophie open-source, low-tech et en faveur de l’économie circulaire
L’idée à la base de Topager est de penser la ville tel un écosystème urbain, qui fonctionne de manière quasiment autonome, avec ses propres déchets et ressources. Aujourd’hui, l’entreprise met cette idée en pratique en récupérant ses propres déchets mais également ceux produits par la ville pour fabriquer du substrat et de l’engrais. Chaque semaine, l’entreprise récupère les déchets végétaux du marché d’Ivry pour en faire du compost. Par ailleurs, Topager a monté un partenariat avec l’entreprise Upcycle, qui récupère du marc de café pour y faire pousser des champignons. Une fois les pleurotes récoltées, Topager récupère le marc utilisé pour amender ses sols. Cette logique d’économie circulaire est en lien direct avec un engagement en faveur du low-tech, en opposition au tout high-tech. A l’image des WildRoof dont les perchoirs sont issus de la récupération, Topager réutilise les techniques anciennes et valorise les produits les plus locaux possibles. « Une des notions qui nous définit le mieux est celle des circuit-courts avec un approvisionnement en déchets et bois locaux et une distribution en réseau ultra-court. Par exemple, pour prolonger la durée de vie de nos bacs de culture, nous les traitons avec de l’huile de lin en provenance d’un producteur basé dans l’Essonne » souligne Anthony Robard.

Aujourd’hui, Topager poursuit ses activités de recherche, toujours dans une logique open-source. « L’objectif est de diffuser la connaissance, de publier des articles et de faire avancer la recherche dans un logique d’intérêt général, pas de déposer des brevets » insiste son président. Un système de potagers verticaux innovant est d’ailleurs en cours de développement, l’objectif étant de développer un mur écologique et résilient, nécessitant un minimum d’entretien.
Enfin, Topager se tourne actuellement de plus en plus vers des projets urbains et de construction de bâtiments afin d’y développer des systèmes de potagers urbains et de toitures végétalisées dans une logique d’économie circulaire. L’intégration de l’entreprise au sein de groupements de maitrise d’œuvre permet de penser les systèmes en amont, dès la phase de conception.

Pour en savoir plus sur Topager :
www.topager.com

Le BIM, une nouvelle méthode de travail en plein essor depuis ces dix dernières années. Mais comment l’appliquer à nos métiers du développement durable à l’échelle du bâtiment ou du quartier ?

Acteurs directs ou indirects de la construction, sur chantier ou dans les bureaux d’études, tous en ont déjà entendu parler et beaucoup commencent à l’utiliser. « Le BIM » un concept qui évoque directement certains mots clés : partage de données, maquette 3D, logiciels, gains de temps... Mais concrètement qu’est-ce que le BIM ?

Vous trouverez de multiples façons de définir le BIM. Traduit en français par Modélisation des Informations (ou des données) du Bâtiment, il ne faut pas confondre le BIM et les maquettes numériques 3D. Le BIM est une méthode de travail collaborative qui utilise les maquettes 3D. Essentiellement, la force du BIM se trouve dans la base de données qui s’enrichit tout au long du projet en agrégeant les éléments de tous les acteurs de la conception.

La maquette finale résultant de la méthode de travail BIM est comme l’avatar virtuel d’une construction comportant un niveau de détails et d’informations regroupant tous les corps de métiers. Une maquette unique à disposition de tous les acteurs du projet. Fini les erreurs d’un plan à l’autre, fini les répétitions de saisies d’informations, place à la facilité de compréhension par le visuel 3D, une meilleure communication entre les acteurs, un partage efficace et rapide : synonyme de gain de temps et d’une conception de qualité prête pour la phase d’exécution.

Concrètement est-il possible de mettre en place facilement cet univers du BIM ?

Les prix, le temps, les formations aux logiciels, la taille de l’entreprise, le type de corps de métier, le type de projet, le BIM manager … Très idéale, cette vision méthodologique innovante à tous les atouts pour elle, mais en pratique l’enjeu réside dans sa mise en œuvre. Le BIM est plus ou moins applicable facilement.

L’éloge du BIM fait l’objet de nombreux articles qui mettent en évidence ses avantages. Qu’en est-il d’éventuels inconvénients ou difficultés à surmonter ? Se poser quelques questions pratiques et ciblées afin de peser le pour et le contre peut aider à franchir ou non le cap : BIM ou pas BIM au sein de l’entreprise ?

La maquette numérique en théorie

Une maquette numérique est un outil de modélisation 3D qui s’appuie sur une base de données et décrit de manière cohérente l’ensemble du projet. C’est un modèle unique par projet qui possède trois composantes majeures : la modélisation, le travail collaboratif, le calcul.

  • La modélisation permet la visualisation en 3D d’un projet, gage d’une meilleure coordination spatiale et d’une communication plus simple. Elle permet aussi une correspondance automatique entre toutes les vues du projet ainsi qu’une mise à jour immédiate d’une vue à l’autre.
  • Le travail collaboratif s’effectue avec un fichier central unique qui est géré par le BIM Manager ou le chef de projet. Chaque utilisateur travaille sur un fichier local connecté au fichier central par des procédures de « synchronisation ». Mais les fichiers locaux sont de la responsabilité seule de leur créateur.
  • Le calcul peut faire partie des systèmes intégrés au logiciel (ex : calcul de réseaux de gaines) ou par des interfaces et des échanges avec des logiciels métiers (ex : calcul thermique, dimensionnement, métrage …)

Le gain de temps et la réduction des coûts

Gagner du temps en adoptant le BIM dans la réalisation d’un projet en conception puis sur chantier en générant alors une réduction des coûts de construction et d’exploitation. Ce gain est lié aux avantages de la conception 3D et de l’utilisation d’une maquette 3D commune aux différents lots techniques.

Mais en pratique, si demain, vous commencez le BIM et l’instaurez dans votre entreprise, ce gain de temps ne sera pas immédiat !Combien coûte le BIM ? Une bonne question : il faut prendre en compte l’adaptation au changement de méthode de travail, un nouveau mode de collaboration, le contrôle de détails de la maquette, le changement possible de logiciels, la formation de votre équipe, le nombre de dessinateurs, le temps des réunions fréquentes …

L’avantage promis du gain de temps et d’économie d’argent est très subjectif et dépend de nombreux paramètres variés auxquels l’entreprise n’a pas une prise directe. Ce n’est pas dit explicitement, mais le BIM c’est d’abord un investissement avant d’espérer un éventuel retour. Un investissement de temps et d’argent pour lequel il faut aller jusqu’au bout de plusieurs projets afin d’y observer des changements.

  • Logiciel. L’achat d’un logiciel BIM coûte environ 5 000 à 6 000 €. A cela, il faut y ajouter les mises à jour et la maintenance annuelle d’environ 20% du prix d’achat. Plus les Plugin éventuels pour du calcul spécifique ou des outils additionnels.
  • Formation. Les logiciels BIM étant complexes, il faut souvent compter plusieurs jours de formation, voire une semaine.
  • Ordinateur. Parce que le BIM met en œuvre la/les maquette(s) 3D regroupant les données et les informations de tous les corps de métier, très vite l’utilisation d’ordinateurs performants devient nécessaire si la conception de la maquette fait partie de notre métier. Il faut compter 2 000 à 3 000 euros pour ce type de station de travail.
  • Perte de temps initiale : elle est chiffrée par certains à 20-30% durant les 6 premiers mois. Soit au pire, 1 à 2 mois de perte de rendement dû au changement de méthode de travail.

A contrario, il serait dommage de ne pas se demander combien pourrait coûter de ne pas instaurer le BIM au sein d’une entreprise pour un acteur direct de la construction. Certaines études faites au bout d’un an de BIM démontrent une augmentation moyenne de 20-30% de la productivité. Autre effet : l’adoption de la méthode BIM amenant le gain d’affaires supplémentaires.

La question du logiciel et de la compatibilité 

En plus des variables budgétaires et temporelles, il faut pouvoir s’y retrouver parmi les nombreux logiciels de conception 3Ddu marché. Dessiner en 3D n’est pas nouveau : les ateliers d’architectes, les bureaux d’études structure utilisent les logiciels de CAO (Conception Assistée par Ordinateur) depuis bien longtemps pour générer des calculs et des rendus visuels en perspective. Intégrant plus ou moins de technicité, certains logiciels ne sont utilisés que pour faire les rendus de l’enveloppe générale du bâtiment ou pour lire les fichiers 3D, à l'instar de Sketch Up ou des viewers des principaux éditeurs. D’autres au contraire regroupent déjà une base de données renseignée durant la phase conception d’un bâtiment, d’un accessoire technique, d’une structure. Certains professionnels ont même développé leur propre outil.

Ces logiciels de CAO sont pour la plupart spécifiques et adaptés à un corps de métier; on peut en lister quelques-uns :

  • Advence steel
  • Solid Works
  • Plant 3D
  • AutoCAD 3D
  • PDMS
  • DesignWorkshop
  • Rhinoceros 3D
  • Tekla Structure
  • Archi CAD
  • MagiCAD
  • Revit

La diversité de ces logiciels crée une multiplicité de types de fichiers. Le format universel d’échange de fichier est l’IFC adapté pour être lu par tous les logiciels de CAO (norme ISO 16739). Etre lu. Certes mais plus précisément ? Peut-on travailler sur un fichier IFC, y a-t-il une perte d’informations, peut-on le modifier dans un logiciel différent ? Des questions légitimes qui pourtant n’obtiennent pas toujours des réponses positives…

La compatibilité des logiciels est essentielle en BIM. Puisque la force du BIM est le travail collaboratif, faut-il encore que les logiciels le soient. Les maquettes utilisées ne sont pas de simples images 3D mais bien des avatars virtuels centralisant les données. Il est important de pouvoir recueillir ces données quel que soit le logiciel de travail. Or plus la diversité des acteurs est grande et plus il y a de logiciels différents, plus il y aura des problèmes de compatibilité et probablement des pertes de données. Pour parer ce risque, un logiciel ou une famille de logiciels pourrait être imposé à tous les acteurs principaux du projet pour être compatible avec le logiciel BIM, mais est-ce réaliste ?

A prendre en compte également

En cas de sous-traitance : comment gérer la collaboration à distance si la maquette n’est pas stockée sur le même réseau ? Si les sous-traitants ne peuvent pas investir dans un nouveau logiciel, comment s’y adapter en tant que BIM Manager ? La taille minimum et le type du projet pour commencer en BIM ? Bâtiment, lotissement, quartier, territoire … l’ampleur du projet fait varier la complexité de la collaboration BIM. L’investissement financier et le retour sur investissement ? Qui contrôle le niveau de détails de tous les éléments pour garantir la fiabilité des calculs ? Et finalement qui doit endosser le poste de BIM Manager : est-ce un nouveau métier spécifique, est-il du rôle de l’architecte ou de la maitrise d’œuvre dans son ensemble ?

Dans plusieurs dimensions…

Le BIM en 4D : La variable du temps s’ajoute au modèle 3D. Le planning des opérations est lié aux éléments de la maquette.
Le BIM en 5D : La donnée du « coût ». Permet de lier les éléments géométriques et la contrainte "temps" à un "coût" et ainsi estimer les coûts de construction ou obtenir un aperçu de la situation financière d'un projet à un moment donné.
Le BIM en 6D : Traite de tout ce qui concerne le développement durable d'un bâtiment, par exemple les analyses énergétiques.

BIM et Construction Durable

Construire durable est un aspect incontournable au sein des projets actuels et le BIM aide dans ce sens grâce à la conception complète du bâtiment.
Aujourd’hui, en tant que bureau d’Etude Développement Durable quel est notre champ d’actions ? Peut-on aussi bénéficier des outils du BIM ? Doit-on changer de logiciels ? Les études comme les simulations thermiques dynamiques (STD) ou l’analyse de facteur de lumière du jour (FLJ) pourraient-elles être améliorées ou simplifiées ?

Encore une fois, tout dépend du projet et des logiciels BIM utilisés. Mais il pourrait être très pertinent de pouvoir récupérer directement la maquette de l’architecte avec toutes les données telles que l’épaisseur des murs, les matériaux utilisés, les dimensions des fenêtres par exemple pour travailler dessus sans avoir à redessiner le bâtiment. Ces données sont extrêmement importantes pour obtenir des résultats de qualité sur la thermique du bâtiment, son cycle de vie, l’analyse de sa consommation, l’énergie grise utilisée pour sa construction …

Pour aller plus loin

Le BIM doit se généraliser dans les marchés publics à l’horizon 2017, voire peut-être devenir obligatoire. Cependant si ce n’est pas une loi de l’Etat qui l’impose, de plus en plus de maîtres d’ouvrage commencent à demander le BIM dans leurs projets…. Evolution à suivre.

Pour répondre à ces exigences, le CSTB travaille sur le sujet en collaboration avec plusieurs éditeurs de logiciels. Par exemple, le CSTB et Lascom développent des solutions PLM (Product Lifecycle Management) de partage BIM ergonomiques et efficaces au travers de la plateforme Eve BIM : outil de visualisation des fichiers IFC et de synchronisation de tous les fichiers du projet. En parallèle, CYPE est missionné pour l’élaboration de logiciels BIM d’évaluation du bâtiment (énergétique, solaire, qualité de l’air …). Mais à quel prix seront offerts ces nouveaux logiciels si le marché public exige le BIM ?

Actualités du BIM

Né en 2015, le BIM Word est un lieu de rencontres internationales où sont abordées les thématiques de l’utilisation de processus numériques tels que la modélisation des données du bâtiment (BIM). Ses prochaines dates sont pour 2017, le 29 et 30 mars à Paris.

A Lyon, après le succès de l’édition 2015, le BIM Décathlon voit plus loin et propose d’associer les Maîtres d’ouvrages publics et privés à l’ambitieuse Edition 2017. Le BIM Décathlon est un concours organisé dans le cadre du BIM BANG EVENT au sein du salon BePOSITIVE, le salon de la performance énergétique et environnementale des bâtiments et territoires, qui se tiendra du 8 au 10 mars 2017 à Lyon – EUREXPO : 500 exposants et marques et 30 000 professionnels attendus.


A Lyon aussi, VAD consacre des évènements au BIM et n’hésite pas à réitérer un atelier BIM-maquette numérique, l'écho du réseau en juin prochain en partenariat avec ASTUS Construction à LYON.

Le site d’Objectif BIM : ICI
Le journal en ligne LeMoniteur.fr, BIM et marchés publics : comment s’y prendre ?, Formation : vers une mobilisation générale en faveur du BIM
Le site de Lascom : www.lascom.fr
Le site de CYPE : www.cype.fr
Le site de BIM France : www.bimfrance.net
Le site d’Autodesk : www.autodesk.fr

La région Ile-de-France, a lancé en ce début de mois de juin un appel à projet sous la forme d’Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI), un dispositif souple d’impulsion et d’accompagnement de démarches d’urbanisme innovant (doté de 10 M€ pour les 6 années du Contrat de Plan État-Région dit CPER). L’objectif est d’inciter et valoriser le caractère expérimental et innovant des actions d’urbanisme transitoire. Ce dispositif a pour objectif également de favoriser la transition écologique.

L’appel à manifestation d’intérêt vise à identifier les collectivités souhaitant s’engager dans des démarches d’urbanisme transitoire afin d’amorcer, d’accélérer ou de tester des projets d’aménagement et à les accompagner.

Dans le cadre de cet appel à projet, la Région vise à accélérer la réalisation de projets d’aménagement à en favoriser l’appropriation sociale et à optimiser l’usage du foncier disponible, dans l’espace et dans le temps.

Le but est de faire évoluer les pratiques de l’aménagement et de tendre vers des approches plus créatrices, innovantes et durables. Il s’agit d’un nouveau dispositif visant à:

  • apporter un soutien financier à ces démarches afin d’en faciliter le déploiement et de démultiplier les expérimentations ;
  • valoriser et diffuser ces pratiques afin de sensibiliser les acteurs de l’aménagement et de consolider une ingénierie spécialisée sur ces problématiques.

Le postulat est de « transformer le temps mort de l’aménagement d’espace en un temps vivant et fertile, porteur d’activités, d’emplois et de contributions positives pour le cadre de vie riverain ».

Mais quelle définition peut-on donner à l’urbanisme transitoire ?

« Le temps de l’aménagement est un temps long. Les populations locales ont souvent l’impression de subir ces temps de chantier et de voir perdurer des friches avant de profiter d’un nouveau cadre de vie, de nouvelles opportunités en termes d’équipements, de services ou d’emploi.

Les démarches d’urbanisme transitoire permettent de préfigurer des usages futurs ou de réactiver des espaces figés dans l’attente de leur transformation, de redonner de la valeur à des lieux délaissés, de permettre l’incubation de projets innovants, d’optimiser le foncier en faveur du développement économique et d’améliorer le cadre de vie des franciliens. »

Cadre de l’appel à projet

La Région souhaite mettre en œuvre de manière opérationnelle ce dispositif dès 2016 et s’inscrire dans le cadre suivant :

  • Sur la base d’un taux maximum de participation régionale de 50%,
  • Avec un plafond maximum de la subvention régionale de 200.000€,
  • Avec un seuil minimal d’intervention de 20.000€,
  • Dans le cadre d’une convention avec une collectivité (commune, EPCI, EPT de la Métropole, syndicat mixte), et le cas échéant un aménageur ou une association oeuvrant dans le domaine économique.

Le dossier de candidature à l’appel à manifestation d’intérêts est disponible sur la plateforme des aides régionales : https://par.iledefrance.fr
Le dépôt des dossiers se fait de manière dématérialisée sur cette même plateforme.

Calendrier

  • 16 juin 2016 : adoption du dispositif et du mode opératoire par le Conseil régional ;
  • 15 septembre 2016 : date limite de réception des candidatures ;
  • 2ème quinzaine de septembre 2016 : sélection des lauréats par le jury ;
  • novembre 2016 : validation des subventions aux initiatives lauréates et des conventions par la Commission Permanente.

Pour la période 2017-2020, d’autres sessions seront conduites.

Sites concernés

L’AMI s'adapte aux différentes échelles de projets, pour accompagner leur déploiement :

  • échelle de la parcelle, bâtie ou non (sites emblématiques ou à effet « levier »)
  • échelle du quartier ou de l’opération d’aménagement (ZAC, lotissements, opérations de renouvellement urbain, zones d’activités économiques)
  • échelle du projet de territoire (dynamique territoriale supra-quartier voire supra-communale).

Objectifs stratégiques

  • Favoriser le développement territorial et apporter de la « valeur ajoutée territoriale »
  • Répondre aux besoins des (futurs) usagers (habitants, actifs, touristes, etc.), impulser et tester de nouveaux usages
  • Maîtriser les impacts environnementaux et amorcer la transition écologique
  • Evaluer et conforter l’effet levier des actions d’impulsion/de préfiguration sur le projet d’aménagement

Exemple cité dans le rapport de la région :

Maîtriser les impacts environnementaux et amorcer la transition écologique :

  • Préserver et valoriser les ressources naturelles
  • Actions de phytoremédiation
  • Actions temporaires participant du respect de la biodiversité (hôtel à insectes, ruches…), de la limitation de la perméabilisation des sols (espace de pleine-terre)
  • Optimiser le fonctionnement au regard des enjeux environnementaux
  • Limitation de l’îlot de chaleur urbain,
  • Gestion des déchets (circuits-courts et actions de réemploi des matériaux de chantier)
  • Sobriété énergétique, récupération des eaux de pluie, gestion des risques, limitation des nuisances

Cet appel à projet s’inscrit dans la volonté de développer des nouveaux modes de faire la ville, de se l’approprier et de valoriser les friches délaissées. Le temps long de l’aménagement peut parfois mettre à l’épreuve la cohésion urbaine et l’objectif de refaire la ville sur la ville.

Depuis ces de rnières années, de plus en plus d’acteurs se mobilisent pour faire vivre leur projet autrement en fonction de leurs valeurs et leur cadre de vie tout en prenant en compte les thématiques environnementales.
Pour de nouvelles constructions : écoles, salle polyvalente ou logements, est-il possible de proposer des alternatives à la construction en béton armé? Attention, il ne s’agit pas ici de tests de recherche ou de projets expérimentaux, les matériaux biosourcés et géosourcés sont utilisés en construction depuis plusieurs siècles : il s’agit souvent de les remettre à l’ordre du jour des possibles. Parmi ces matériaux, certains réactivent des techniques ancestrales comme la terre crue (le pisé), la pierre, le bois ou encore la paille … D’autres se développent depuis plusieurs années tels que le linoléum, la ouate de cellulose.
Ces projets comportant une forte proportion d’écomatériaux ont parfois besoin un coup de pouce pour sortir de terre. C’est dans cet objectif que Région Auvergne-Rhône-Alpes a lancé l’accompagnement Batéco.

Lancement de Batéco

La Région Auvergne-Rhône-Alpes, dans le cadre de ses actions Climat Energie Santé Environnement, œuvre depuis plusieurs années à développer la part des écomatériaux dans les constructions ou les rénovations sur son territoire. Pour cela, un AMI (Appel à Manifestation d’Intérêts) a été publié début 2015 pour encourager les maitres d’ouvrage dans cette ambition.
LesEnR accompagne la Région comme AMO pour la réalisation d’une phase préalable d’enquête nationale de constructions exemplaires déjà existantes puis pour accompagnement les futurs lauréats de l’AMI Batéco pour jusqu’en 2018. C’est ainsi que 8 projets et leurs acteurs ont été interviewés par LesEnR en 2015.
Dans un second temps, parmi les candidats ayant répondu à l’AMI Batéco, quatre furent retenus pour être accompagnés dans leur démarche.

Il s’agit de 4 projets de constructions neuves en Drôme et en Ardèche :

  • Des logements communaux à Devesset (07)
  • Un groupe scolaire à Silhac (07)
  • Une salle polyvalente à Rocles (07)
  • Un groupe scolaire intercommunal à Miribel (26)

LesEnR assiste la Maitrise d’Ouvrage pour concevoir et réaliser des bâtiments comportant un maximum de matériaux géosourcés et biosourcés. Toutes les étapes d’un projet de construction sont couvertes :

  • Phase programmation pour valider une ambition forte et lancer une dynamique pour l’utilisation d’écomatériaux.
  • Phase conception pour, aux cotées de la Maitrise d’œuvre, valider la faisabilité technique et la viabilité financière de chaque choix de matériaux.
  • Phase chantier pour assurer le suivi des mises en œuvre et bénéficier d’un retour d’expériences de la part des entreprises

Les quatre projets Batéco

Une salle polyvalente constituée de bois très local et prévoyant une participation active des habitants
Souhaitant aménager l’esplanade du village dans la commune de Rocles en Ardèche, le maire Alain Gibert, porteur de ce projet, a proposé la création d’un espace festif et socio-culturel multigénérationnel. Le projet présente une originalité forte, portée par les ambitions du maire et soutenues aussi par ses habitants, il s’agit d’un projet ambitieux sur le plan environnemental et social, aussi bien sur la thématique énergétique que sur le confort de ses usagers via l’utilisation d’écomatériaux. En effet, la future salle polyvalente de Rocles est destinée à être un bâtiment à énergie positive relié à une phyto-épuration.
Elle sera composée majoritairement de bois, et pas n’importe lequel ; du bois local fournis par les habitants eux-mêmes. L’architecte a su valoriser et intégrer ce bois dans ses esquisses de conception tout en traduisant les valeurs environnementales du maire et de ses habitants. L’aspect sociétal du projet se distingue par l’implication forte des habitants qui donnera lieu à un chantier participatif.

Pisé-Bois-Paille, un groupe scolaire 100% écoresponsable dans la Drôme !

St Bonnet de Valclérieux, St Laurent d'Onay, Montrigaud, Miribel et Crépol sont des communes voisines dans le département la Drôme. Depuis déjà 2003, elles se sont regroupées pour former le SIVOS, Syndicat Intercommunal à Vocation Scolaire de la Haute-Herbasse afin de travailler ensemble et de mettre en commun leurs projets. Quelques années plus tard, le besoin de nouvelles écoles avec des locaux adaptés a vu le jour : un groupe scolaire (maternel et primaire) qui sera implanté sur la commune de Miribel.
Les 5 communes portent toutes des ambitions environnementales fortes grâce à leur histoire commune, leur culture, leur patrimoine et leur territoire. L’utilisation de matériaux de construction biosourcés et géosourcés locaux est une évidence pour le Maitre d’Ouvrage : conception bioclimatique, chaufferie bois, murs en pisé (terre crue), charpente et structure en bois massif, isolation en paille, toitures végétalisées …

Bientôt de nouveaux écologements communaux pour de jeunes familles et les aînés

La commune de Devesset a besoin de s’agrandir et de proposer de nouveaux logements. Le maire Etienne Roche s’est mobilisé : un premier accompagnement du CAUE a permis de programmer la création de 3 éco-logements communaux au cœur du village. Conscient des enjeux de son territoire, la commune a donc formulé ses intentions ambitieuses en matière de qualité urbaine, environnementale, architecturale et paysagère pour l’opération.
Ces logements seront des bâtiments collectifs à faible impact environnemental avec panneaux solaires et répondant aux exigences de la certification BePOS.

Une nouvelle école à énergie positive en écomatériaux !

Ecomatériaux, performance, énergie renouvelable: la commune de Silhac a décidé d’allier la performance environnementale et énergétique pour sa nouvelle école. La maire Arlette Allard, bien entourée par son équipe municipale, profite de ce nouveau bâtiment pour créer un nouveau cœur de village en privilégiant les écomatériaux et la performance énergétique : Chauffage bois déchiqueté, production d’électricité photovoltaïque, objectif d’un bâtiment BePOS, toiture végétalisée, aménagement paysager, ossature et charpente bois sans oublier les isolants en liège et en fibre de bois…

 

Ces projets ont tous leurs particularités et leurs spécificités mais leur point commun réside dans l’utilisation des écomatériaux. Chaque équipe de maîtrise d’ouvrage a à cœur de réaliser un projet durable dans le temps et minimisant son impact sur l’environnement aujourd’hui et tout au long de sa vie. « On veut faire les choses bien» exprime Etienne Roche, le maire de la commune de Devesset qui résume l’état d’esprit général.
Pour ce faire, l’accompagnement Batéco et le choix d’architectes sensibilisés permettent de décliner ces ambitions de façon pragmatique et opérationnelle tout en trouvant un équilibre entre faisabilité du projet et écomatériaux.Le facteur clé de réussite repose sur l’engagement et l’implication de la maitrise d’ouvrage : ensuite, le rôle de l’accompagnement LesEnR consiste à rassurer sur l’ambition, à expliquer les choix techniques possibles, à conseiller sur les arbitrages à faire afin de rendre possible ce qui est souhaitable.

L’utilisation de ces écomatériaux donne aussi lieu à des démarches pédagogiques et de sensibilisation. Il ne s’agit pas seulement de construire bien mais aussi d’avoir une réflexion sur l’utilisation future du bâtiment en intégrant dès la programmation les futurs usagers, lors du chantier, et après grâce à un suivi et un accompagnement le temps de la prise en main du nouveau bâtiment.
Certains projets, en plus des réunions publiques, s’adressent aussi aux plus jeunes dans le cadre des écoles ou vont même jusqu’à l’organisation d’un chantier participatif.

La réflexion locale est aussi une valeur importante du projet. Construire en écomatériaux ? Oui, mais d’où viennent-ils et qui est capable de les mettre en œuvre ? La réflexion est donc aussi axée sur la faisabilité de la réalisation technique du bâtiment pour que les consultations sur les différents lots soient techniquement accessibles aux entreprises locales et éviter une délocalisation des savoir-faire.

Une journée au forum Batéco

Une journée riche en échanges et en partages d’expériences sur les écomatériaux !
L’accompagnement des 4 projets par LesEnR Sud-Est a donné lieu à l’organisation d’un forum Batéco durant lequelle les projets ont été présentés et expliqués en préservant des temps de débats et de discussions. Ce forum Batéco a permis aux acteurs de chacun des projets de se rencontrer pour la première fois et d’échanger sur leurs expériences et leurs choix.
Il s’agissait avant tout d’une journée de mise en commun de connaissances et d’idées pour donner envie et inciter ensuite un nombre croissant de Maitres d’Ouvrage à utiliser des écomatériaux.
Le forum Batéco a eu lieu le 29 mars 2016 au Conseil Régional Auvergne-Rhône-Alpes à Lyon, regroupant 44 participants dont :

Une journée réussie qui pourrait donner naissance à un deuxième forum Batéco ouvert à tous pour sensibiliser et échanger avec un plus large public …pourquoi pas en 2017 ?!

Passé inaperçu vendredi, le décret officiel portant à 25 centimes, le montant d'indemnisation par kilomètre réalisé par les cyclistes, vient enfin de paraître.

Mais à quoi correspond au juste cette indemnité kilométrique vélo?

Les bénéficiaires de cette indemnité kilométrique sont les salariés des entreprises qui utilisent leur vélo ou leur vélo électrique dans le cadre de leurs déplacements pour venir au travail. Alors que l'employeur avait l'obligation de rembourser 50 % des frais de transport occasionnés par les déplacements domicile travail de ses salariés, il n'existait jusque-là aucune indemnité concernant les déplacements cyclistes.

Avec ce nouveau décret datant du 11 février 2016, les cyclistes disposent désormais d'une indemnité proportionnelle au nombre de kilomètres qu'ils effectueront pour se rendre sur leur lieu de travail. Mais cette indemnité concerne aussi le rabattement vers un pôle de déplacement urbain, il est donc possible de prendre son vélo jusqu'à la gare et enfin prendre un train jusqu'à son lieu de travail.

Cette indemnité, contrairement à l'indemnité transport, n'est pas obligatoire et dépend donc de la bonne volonté de l'employeur y compris dans la création d'un éventuel plafond. Cette nouvelle loi et son décret d'application ne permettent donc à une entreprise que de profiter d'un système fiscal plus intéressant pour favoriser les déplacements domicile – travail en vélo. Son caractère non obligatoire permet aux employeurs de limiter son impact financier tout en garantissant une mise en place possible au sein de l'entreprise.

Cette évolution législative est une avancée dans le développement des mobilités cyclistes pour les déplacements domicile-travail. Pour des cyclistes utilisant un trajet aller quotidien de 5 km soit environ 20 à 25 minutes en milieu urbain, cette indemnité kilométrique vélo autorise un remboursement d'environ 55 € par mois, de quoi s'acheter un beau vélo chaque année!

Alors, si la mise en place de cette indemnité kilométrique vélo va sans doute prendre quelques mois dans les entreprises, le printemps arrive, le soleil aussi, le matin n'oubliez pas, partez sur votre vélo pour aller au travail. Pour les entreprises, la mise en place est simple, n'attendez pas, passez au vélo!

A l'occasion de son bicentenaire célébré le 12 janvier 2016, la Caisse des Dépôts et Consignations voit ses moyens d'action et financiers renforcés par le chef de l'Etat, notamment sur le logement social et la rénovation énergétique des bâtiments publics.

La Caisse des Dépôts et Consignations est née en janvier 1816, à la suite des guerres napoléoniennes qui ont affaiblies la stabilité financière de l'Etat. Très rapidement elle remplit diverses missions, telles que le financement du logement social ou de régimes de retraite, le soutien des entreprises innovantes, mais aussi le transport public, le tourisme,...

200 ans plus tard, le président François Hollande vient d'énoncer une série de mesures renforçant le rôle joué par la CDC.

Tout d'abord de nouveaux moyens financiers seront alloués en faveur de la construction, du logement social et de la transition énergétique : 1,5 milliard d'euros seront débloqués en faveur du logement social, ainsi qu'1,5 milliard d'euros en faveur de la rénovation énergétique des bâtiments publics, d'ici 2017.  Sous la forme de prêts à taux zéro, ces fonds permettront la construction de 50.000 logements sociaux ainsi que la rénovation de bâtiments publics. La CDC intervient dans de nombreux projets architecturaux et urbains d'envergure depuis sa création, avec entre autres d'ici 2020 :

  • La construction du grand stade de la fédération française de rugby à Ris-Orangis (Essonne 91)
  • La couverture du territoire de la Manche en haut débit puis fibre optique
  • La rénovation de l'université de Bordeaux, notamment son campus.

Egalement, l'Agence française de développement (AFD) fera l'objet d'une réforme visant à l'intégrer à la Caisse des Dépôts, qui verrait ainsi ses missions élargies à l'échelle internationale. Par l'augmentation des fonds propres de l'AFD, une action particulière serait portée sur la lutte contre le réchauffement climatique.

Enfin, la CDC devrait profiter de son bicentenaire pour changer de nom, insistant d'avantage sur ses nouvelles missions en relation avec le développement durable.

LesEnR a accompagné en 2015 la Caisse de dépôt pour évaluer des projets innovants sur la qualité des aménagements durable et la qualité environnementale du bâti.

Site du bicentenaire de la Caisse des Dépôts et Consignations
Les projets réalisés par la Caisse des Dépôts

Comme chaque année, le 1er janvier est l'occasion d'évolutions réglementaires ou de l'apparition de nouvelles mesures. Le développement durable a fait lui aussi l'objet de nouveautés, dont voici les grandes lignes...

Rénovation énergétique des bâtiments
Les deux aides financières disponibles auprès des particuliers souhaitant financer la rénovation énergétique de leur logement ou bien engager des travaux de rénovation énergétique sont prolongées :

  • le crédit d'impôt transition énergétique assurant un remboursement de 30 % du montant des travaux engagés,
  • l'écoprêt à taux zéro, d'un montant maximum de 30 000 €.

Transports et qualité de l'air

 

  • La prime à la conversion d'un véhicule diesel polluant par un véhicule électrique est reconduite en 2016 et étendue aux véhicules diesels de 10 ans ou plus (au lieu de 15 ans ou plus). La prime est plafonnée à 10 000€.
  • Les employeurs peuvent participer, de manière volontaire, à l'indemnisation des déplacements domicile-travail à vélo. Le montant de cette indemnité, à priori de 0,25€/km dans la limite d'un plafond de 200€ par an et par salarié, doit être confirmée par un décret d'application de la loi.

 

 

Economie circulaire : réduire durablement la pollution

  • Les sacs plastiques à usage unique sont définitivement interdits, dès 2016 en caisse et à partir du 1er janvier 2017 pour les fruits et légumes. Là encore, la publication du décret d'application est attendue.
  • Un programme de retrait de la vente en libre-service des produits phytosanitaires est entré en vigueur pour les jardiniers amateurs, qui ne pourront acheter que des produits de bio contrôle dès l'année prochaine.

Energies renouvelables

 

  • Le label « transition énergétique et écologique pour le climat » est entré en vigueur en décembre 2015. Il valorise la part verte des activités des entreprises et mesure l'impact environnemental de ces activités.
  • Les installations d'énergies renouvelables électriques de grande taille (puissance supérieure à 500kW) bénéficient, en plus d'une vente directe sur le marché, d'une prime proportionnelle à l'énergie produite.

 

 

Retrouvez le dossier de presse complet du Ministère de l'Ecologie, précisant d'avantage de mesures relatives à la loi de transition énergétique pour la croissance verte.

Depuis son lancement en 2009, le Plan Bâtiment Durable avait particulièrement orienté ses travaux sur le bâtiment sous l’angle de la performance énergétique. Or la transition écologique doit conduire à faire émerger la biodiversité comme un sujet à part entière participant à l’élaboration du bâtiment de demain et à plus grande qualité de vie urbaine. Le 14 décembre 2015, le groupe de travail du Plan Bâtiment Durable sur le thème des interactions entre le bâtiment durable et la biodiversité a formulé 20 propositions qui devront guider le législateur et l’ensemble des acteurs de l’immobilier et de l’aménagement.

La biodiversité : plus qu’une mise sous cloche, un élément clé de la ville durable

Notre vision de la biodiversité doit évoluer : l’Homme est un être vivant composant (ou élément) de cette biodiversité, qui est au cœur de nombreux enjeux et ne doit plus être vue sous le seul prisme de la conservation. En effet, la biodiversité et les écosystèmes au sein desquels elle s’exprime, fournissent un grand nombre des biens et services qui soutiennent la vie humaine.

La nature en ville est source de bien-être et de lien social, source de bénéfices pour la ville, ses habitants comme source de valorisation pour le bâtiment. Les activités de l’immobilier et de la construction dépendent de la biodiversité et sont également responsable de sa dégradation à travers de multiples impacts directs, comme indirects.

Le groupe de travail a tenu à rappeler que ce sujet est encore insuffisamment porté et entendu politiquement sur le plan international et national.

De même, les parties prenantes de la filière bâtiment et immobilier font encore preuve d’une grande méconnaissance de ce sujet. Dès lors, la biodiversité n’est pas prise en compte dans les services économiques, les apports des services écosystémiques ne sont pas valorisés et le secteur d’activité peu considéré et soutenu.

Du point de vue de la réglementation, la biodiversité n’est pas un sujet nouveau mais, encore trop souvent traitée dans un esprit de préservation, elle est plutôt ressentie comme une contrainte par les acteurs qui conçoivent et fabriquent la ville.

20 propositions pour reconnaitre et se réapproprier la biodiversité au service du bâtiment durable

Les 20 propositions du groupe sont formulées autour de deux leviers d’actions

  • La (re)connaissance et valorisation économique des fonctions, dépendances et bénéfices de la biodiversité
    • A) Sensibiliser le grand public et l’ensemble des acteurs à la biodiversité
      • Remettre la biodiversité au même niveau d’attention que le changement climatique et l’énergie (sujets par ailleurs interconnectés)
      • Partager les démarches existantes et valoriser la diversité des contenus sur la nature en s’appuyant sur des dispositifs de communication positive
      • Reconstituer le lien Homme – Nature
    • B) (Re)connaître l’intérêt du vivant dans la ville et appréhender la ville comme un écosystème
      • Clarifier les rôles et les interactions des acteurs de la filière
      • Connaître les services rendus par la biodiversité à l’échelle de la ville
      • Approfondir et diffuser les outils de mesure et d’évaluation pour accélérer la prise de conscience des citoyens et des entreprises
    • C) Développer les compétences sur la biodiversité urbaine
      • Intégrer le thème de la biodiversité (science de la vie) dans les formations initiales à destination des futurs acteurs
      • Intégrer le thème de la biodiversité (science de la vie) dans les formations continues à destination des acteurs du secteur
      • Promouvoir l’auto-formation et enrichir les outils pédagogiques existants
  • La (ré)appropriation de la biodiversité urbaine comme un élément clef des processus de décisions et d’actions des acteurs de la ville
    • D) Promouvoir la biodiversité comme clé d’entrée transversale des Projets
      • Intégrer la biodiversité et l’écologie scientifique dans la conduite de projet
      • Développer le concept de la biodiversité grise
      • Promouvoir une approche globale (carbone, biodiversité)
    • E) Soutenir les bonnes pratiques et les démarches innovantes
      • Accompagner les méthodes et outils de reconnaissance volontaires
      • Prendre la biodiversité comme source de créativité et d’innovation pour un projet
      • Gérer les espaces verts en tant que composante d’écosystème urbain
      • Promouvoir, reconnaître et soutenir les filières d’approvisionnement des matériaux éco conçus et techniques de mise en oeuvre pour une biodiversité positive
    • F) Anticiper les nouvelles orientations publiques et structures dédiées
      • Connaître et favoriser l’application de la réglementation
      • Soutenir / Renforcer l’intégration de la biodiversité dans les documents et démarches d’urbanisme (PLU, PC…)
      • Promouvoir la biodiversité dans la future réglementation du Bâtiment
      • Porter les enjeux de la filière dans le cadre de la préfiguration de la loi et de la création de la future Agence Française pour la Biodiversité

Et maintenant ?

Les prochains mois seront riches d’actualités sur ce sujet, notamment avec le projet de loi pour la reconquête de la biodiversité ou les travaux de préfiguration de la future Agence nationale : ces premières recommandations constituent déjà une contribution utile à ces travaux d’avenir.

Il nous appartient désormais, acteurs de la filière du bâtiment et de l’immobilier, de nous saisir de ces enjeux.

Retrouver le rapport Batiment et biodiversité

« Décrypter l'énergie » : une nouvelle source d'information à votre disposition

La transition énergétique, les énergies renouvelables, réduction programmée de la part de l'énergie nucléaire dans le mix électrique français, les TEPOS (Territoire à Energie Positive) et TEPCV (Territoire à Energie Positive pour la Croissance Verte) :autant de sujets qui orientent la politique énergétique et territoriale de notre pays pour les prochaines décennies.

Mais ces sujets suscitent polémiques, débats et parfois diffusion de fausses idées ou de contre-vérités. Dans ce même esprit, nous avions publié récemment une interview de Paul Neau sur les idées reçues de l'éolien que vous pouvez retrouver ici 

« On parle toujours des idées reçues. Mais qui donc les distribue ? »
Bruno Masure

Avec un objectif ambitieux de clarification et de pédagogie, le site « Décrypter l'Energie » répond à plus d'une vingtaine de questions sur les thématiques Bâtiments, Transports, Energies fossiles, Energies renouvelables, International...
2 niveaux de lecture sont proposés :

Une réponse synthétique et concise à chaque question suivi d'une réponse plus détaillée, argumentée et documentée.

 Quelques exemples de questions abordées sur le site :

  • Nos consommations d'électricité domestique vont-elles croître inexorablement ?
  • Quel est le vrai prix de la rénovation énergétique performante, et peut-on se le permettre ?
  • Quel est le contenu en CO2 du kWh électrique ?
  • Le règne de la voiture en milieu rural est-il une fatalité ?
  • Dérèglement climatique : les Américains et les Chinois sont-ils les seuls responsables ?

  Toutes les réponses à ces questions se trouvent sur et nous vous invitons à les découvrir.


Ce site, conçu et élaboré par l'association négaWatt a été lancé fin novembre : il contribuera, c'est certain, à enrichir les débats énergétiques et sociétaux en fournissant des éléments concrets, vérifiés et factuels. Le contexte de la COP 21 renforce, si besoin était, la nécessaire prise de conscience des enjeux énergétiques et climatiques tout en prenant les bonnes décisions, fondées sur des éléments solides et objectifs.

Un peu plus de 3 ans après sa première publication, la nouvelle édition 2015 du manifeste négaWatt vient de paraitre, enrichie et mise à jour au regard de l'act ualité de la transition énergétique.

Les dernières évolutions reposent sur les débats menés depuis 2013 et ayant abouti à la promulgation de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte le 18 août 2015.

Le scénario énergétique négaWatt en ressort renforcé, intégrant un déploiement des énergies renouvelables et l'évolution du nucléaire en France.

L'ouvrage se renforce par ailleurs de deux nouveaux chapitres analysant :

  • La préparation de la transition énergétique en France et ailleurs dans le monde,
  • L'inscription des analyses et propositions de l'association dans l'actualité énergétique et géopolitique, à l'aube de la COP 21 attendue à Paris en décembre 2015.

Le manifeste est disponible au format poche depuis le 21 octobre 2015.

Pour en savoir plus sur la nouvelle édition du manifeste : site internet de l'association négaWatt

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